Scène1 : mort du « leida » qui l’eut cru ?


Samedi 8 janvier 2011 la fondatrice de SudImpact Ingénierie met le cap sur Ndjamena via Lagos traversant ainsi une zone côtière dite verte vers d’autres zones moins vertes voir semi-aride ou aride.

Le survol de ces espaces témoigne du changement climatique comme vous le constaterez dans la vidéo amateur d’un IPhone joint au récit.

Après approximativement 2 heures de vol nous atterrissons à Fort Lamy …Que dis-je Ndjamena. Je m’attendais à trouver les drapeaux noirs de « leida » propres à toutes les villes africaines dont c’est devenu l’étendard bref les banderoles de bienvenue accrochées tant bien que mal aux arbres et tous autres supports croisant leurs chemins.

Eh bien ! Figurez-vous que nenni pour cette ville de Ndjamena en pleine construction, rénovation et revalorisation. Nulle part où mes pas ont foulé cette ville je ne vis de sachet plastique ou leida.

En effet Madame le Maire de la ville de Ndjamena MBaïlemdana Fatimé Marie-Thérése, Chevalier de l'Ordre du Mérite, dont je loue au passage l’engagement, l’abnégation n’a ménagé aucun effort pour le trépas du « leida » fléau des villes africaines et énormes marasme des êtres vivants, végétaux et alliés infinis du changement climatique (cela n’engage que mes yeux et l’inspiration que cela m’a fourni) ; Nul besoin de « green washing » c’est une réalité, un sacerdoce de Mme le Maire et du Président, son excellence Idriss Deby Itno qui a eu confiance en elle et au choix honorable et courageux de sa part. Effectivement combien de personnes sont capables de tenir tête à une population ancrée dans l’usage des sacs plastiques et à leurs fabricants combien puissants !

C’est la preuve, à mon humble avis que l’alliance hommes / femmes est plus qu’une réalité en Afrique qui plus est d’une efficacité redoutable ! C’est aussi la raison pour laquelle plus que jamais la complémentarité (et non la concurrence, la rivalité) entre genres devra entrer dans nos mœurs, us et coutumes pour une Afrique qui gagne !!! Car la seule compétition à laquelle nous devrions participer est celle d’une Afrique prospère et pérenne dans tous les sens du terme pour des générations et des générations ! Dixit !!!

Je ne saurais terminer cette scénette « couchée sur du papier» sans remercier la famille Tolbé ainsi que tous leurs ami(e)s, allié(e)s et connaissances sans lesquels mon voyage n’aurait pas été possible, agréable et rempli d’abnégation (de leur part pour mon confort personnel).

 

Scène2 : changement climatique, mythe ou réalité ?


Dimanche 16 janvier 2011, 9h30 - Nous voilà embarqués pour une visite sur les bords de la gauche du fleuve Chari à 70 kms de Ndjamena. Après 45 minutes de route nous voilà arrivée au verger d’un des beau-fils Tolbé, commandant de bord dans une compagnie aérienne Tchadienne.

Beau verger de quelques hectares où sont cultivés des fruits et légumes cent pour cent bio participant dans l’effort du Tchad d’atteindre les objectifs du millénium pour l’auto-suffisante alimentaire au Tchad fer de lance du programme de son Excellence le président Idriss Deby Itno, chef de l’état Tchadien, chef du gouvernement.

Après l’émerveillement face au paysage de verdure comestible et à un air pur  remplissant nos poumons et soulevant notre poitrine repus d’oxygène, je désenchantais à la vue de l’autre moitié du verger dont la terre arable a été emportée par les inondations de l’hivernage dernier.

L’engagement de cette famille et de celles de tous les Tchadiens à lutter contre le changement climatique et œuvrant également pour une agriculture écologique respectueuse de la nature et auto suffisante avec les moyens de bord  est exemplaire (jongler avec le salaire pour l’émergence de l’agro business africain).

Ces actions issues de petits moyens devront interpeller les bailleurs de fonds et les partenaires au développement.

Il faudrait enfin se pencher sur des solutions souples, dématérialisées et réduire les lourdeurs de la bureaucratie et des technocrates afin de permettre la diffusion d’exemples de réussite concrète à une plus large échelle des populations locales.

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